lundi 8 juin 2015

Bienvenue

Un livre, c’est une histoire
Un livre, c’est des personnages
Un livre, c’est un auteur
Un livre, c’est des rencontres
Bienvenue à tous.

Passionnée de littérature, je lis énormément.
Ici, vous trouverez les romans qui me sont passés dans les mains. Vous découvrirez comment ils y sont arrivés.
Un livre arrive parfois par hasard entre les mains des lecteurs, d’autres fois, c’est par choix ou par conseil. Vous découvrirez comment moi, je les ai obtenu.

Beaucoup de mes chroniques sont des romans jeunesses, souvent mis de coté par les médias. Ce qui est dommage car ils sont des petites pépites possédant des valeurs incontournables.
J’espère que vous trouverez ici des idées de lecture, mais aussi que mes chroniques vous donneront envies de les découvrir.

Je voudrais également vous donner envie de lire autrement. Une de mes belles trouvailles sur le net fut les challenges littéraires. Lorsque vous ne savez pas trop quoi lire ou que vous voulez lire de façon originale, les challenges littéraires permettent de se donner des objectifs, des défis, mais aussi de partir à la rencontre d’autres horizons. C’est pourquoi, n’hésitez surtout pas à aller faire un tour sur ma page challenge.

Je vous souhaite une bonne navigation et que vos découvertes soient belles.

Vous pouvez également me retrouver dans le monde de l'écriture sur: Plume yaoïste

dimanche 7 juin 2015

Felicity Atcock

"Sois cool ? C’est la meilleure ! Il n’y a pas plus cool que moi ou, plus stupide… tout dépend du point de vue." 


Le titre est marrant car ange et mordre ne sont pas forcément une association évidente. On pense plutôt à vampire. Le livre paraissait assez prometteur, surtout après le succès de la première série de l’auteur.

Felicity se fait mordre après une nuit torride avec un mystérieux inconnu. Après cela, sa vie calme à mourir devient mouvementée. Tout d’abord, elle attire les vampires nouveaux né qui prennent la fâcheuse tendance à venir s’enterrer dans son jardin. Lorsque Terrence, ange, s’entiche d’elle, tout devient encore plus compliqué.

Sophie Jomain est française, elle obtient un diplôme d’une école de commerce avant de basculer dans l’histoire de l’art et l’archéologie. Avec la naissance de sa fille, elle se lance dans l’écriture.

Ça paraissait prometteur, pourtant j’ai été déçue. L’histoire n’est pas si formidable. Le trio amoureux est un peu trop connu. Le seul personnage intéressant est sous traité tout comme l’histoire des immortels. L’écriture est crue, un peu trop. Je ne vais pas garder un souvenir marquant de ce livre. Il ressemble assez à la bit-lit classique tout en étant moins détaillé sur les scènes chaudes et les sentiments. Je n’en ressors pas ravie.


Felicity Atcock, Sophie Jomain, J’ai lu, 2014, 318 pages


La châsse aux vampires

Le joyau

"Nous aurons tout. Absolument tout. Sauf la liberté. Etrangement, on oublie toujours de nous mentionner ce détail."


Amy Ewing est américaine. Elle a exercé plusieurs petits jobs avant de se mettre à écrire avec l’aide d’une communauté d’écrivains, elle a pu se créer un quotidien d’écriture.

Je cherchais un auteur en E, un peu au hasard, en flânant dans les rayons de la bibliothèque, je suis tombée sur le joyau. La couverture était plaisante, je me suis lancée avec appréhension tout de même. Ce type de science-fiction étant souvent vu et revu je ne voulais pas tomber dans les clichés.

Violet est une mère porteuse, après la Vente aux enchères, elle est achetée par la duchesse du Lac. Elle découvrira la vérité du Joyau où derrière tout ce faste se cache trahison, violence et secrets.

On nous projette dans une situation où encore une fois, la société est dirigée et enrôlée par les hautes sphères. Je suis extrêmement déçue car il ressemble beaucoup à Hunger games. Là aussi, c’est le styliste qui s’occupe d’une partie de son évasion. En fait, on retrouve tous les recettes de la science-fiction américaine jeunesse. C’est du tout mâché, aucune originalité. Je trouve que l’on retombe vite sur la même chose dans ce genre, du moins chez les auteurs américains. Je ne lirais pas la suite, j’ai déjà eu du mal à finir tellement c’est copié collé, de plus l’écriture n’a rien de particuliers. Dommage.


Le joyau, Amy Ewing, Robert Laffon, 2014, 452 pages


ABC Challenge 2015

vendredi 5 juin 2015

Sur les trois heures après diner

"On prend pas froid avec des larmes."


Michel Quint est auteur français. Il fut professeur de lettres classiques puis de théâtre. Ses œuvres sont variées puisqu’il écrit aussi bien du théâtre, des drames, des feuilletons et des romans.

Je cherchais un roman dont l’auteur commençait par un Q. A la bibliothèque, il est assez facile d’en trouver vu qu’ils sont classés par ordre alphabétique. Maintenant, il fallait que je fasse mon choix. Il s’est porté sur celui dont le sujet me passionnait. Celui qui parlait d’amour et de théâtre.

Thomas Bertin est le nouveau professeur de théâtre de Rachel qui tombe immédiatement sous son charme. Le problème, elle n’est que lycéenne de dix-sept ans et lui a Babette. Tout bascule le jour où Thomas ne vient plus. Il a été victime d’un avc.

Une lecture sympathique, rapide et rafraichissante. Une belle histoire d’amour où l’héroïne est balancée entre son cœur et sa morale. L’introduction d’un trio amoureux met du piment. J’ai beaucoup aimé la rééducation de Thomas et j’aurais aimé que ce moment soit plus long. Le style littéraire est très riche, trop peut être. Tout s’enchaine, on aurait aimé que ce soit plus développé, moins rapide. Tant de richesse est plutôt apprécié lorsqu’elle est bien exploitée. Ce qui n’est pas vraiment le cas ici, ce qui est dommage.


Sur les trois heures après diner, Michel Quint, Scripto, 2009, 105 pages


ABC Challenge 2015

Le miroir aux vampires

"Tout cela m’a presque donné envie de croire que les humains étaient enfin devenus une race évoluée."


J’avoue que là, c’est le trou noir. J’ai beau me creuser la tête, je n’arrive plus à me souvenir du comment ce livre a fini dans mes mains. Mystère, mystère *ou Alzheimer précoce ?*

Bérénice est en terminale, en internat pour cette année, elle partage sa chambre avec Nora. Peu à peu, des changements s’effectuent, la sécurité du lycée est renforcée et celui-ci ressemble de plus en plus à une prison. En dépit de tout ça, Bérénice sent que ce n’est pas naturel. Le miroir dans sa chambre fait partit de ces étrangetés.

Fabien Clavel est auteur français. Il a suivit des études de lettres classiques. Il écrit autant de science-fiction que de fantasy. Le miroir aux vampires est le premier volume d’une trilogie (quand j’ai lu cette information, je suis tombée des nues. Je l’ignorais jusque là). De cet auteur j’ai également lu Les adversaires sans qu’il ne m’enchante. C’est un bon auteur mais dans tous ses livres que j’ai lus, il me manquait quelque chose. Je ne les trouvais pas aboutit.

L’histoire est prometteuse. Pleine de mystères, de vampires, sans tomber dans le cliché de l’amourette. On reste dans un environnement très connu pour le public visé : le lycée où on y trouve les groupes bien connus des populaires, intellos, souffre-douleur, brebis. C’est du connu mais ce qui relève le niveau c’est le fait que l’intrigue est bien construite et si l’on lit jusqu’au bout, on tombe de haut. Les personnages jouent double jeu et les révélations se suivent. Je crois que le pire c’est la fin. Lorsque Bérénice lit la lettre de son père qui lui dit toute la vérité qu’elle-même vient de découvrir tout au long de l’année *un an de retard le père*. Pour pimenter le tout, on trouve une héroïne en pleine confusion avec ses sentiments amoureux et ses préférences. Cela reflète bien les préoccupations de cet âge. Je suis sure que si l’on faisait une analyse profonde de ce livre, on tirerait des conclusions intéressantes.


Le miroir aux vampires, Fabien Clavel, Baam, 2011, 447 pages


La châsse aux vampires
Bingo été 2015

mercredi 3 juin 2015

Laisser venir les secrets

"Mais la peur                  toujours              qui revient                  la petite fille tombe"


Les auteurs en x sont très rares, mais j’ai finalement trouvé et je peux vous dire que je suis tombée sur le livre original

Mâkhi Xenakis est française. Elle est dessinatrice, graveur, sculpteur, auteur et décoratrice. Elle s’épanouit dans l’art.

Je me permets pour ce livre si spécial de vous donner un passage du résumé tel qu’il est sur le rabat de la couverture.
Quand Mâkhi Xenakis s’est-elle autorisée à écrire ? Une petite fille qui veut exorciser « sa tête de cheval », qui sait que pour s’échapper de ses terreurs, ses fantômes, elle devra d’abord se laisser dévorer par eux. Suit Jalousie. Texte violent et brutal d’une femme blessée qui tente d’échapper à la douleur en cernant au plus près la sensation de la jalousie.

C’est un livre assez original, qui surprend. L’histoire assez banale parle de la jalousie d’une femme lorsque son mari la trompe. Ce qui est stupéfiant, c’est l’écriture. Ce ne sont pas des phrases mais des mots, des assemblages de mots qui constituent l’histoire. En dépit de cette façon d’écrire, l’histoire reste très compréhensible peut être davantage qu’avec de longues phrases. On a tout de suite l’idée principale qui saute à la gorge. C’est très poétique et les mots sont très aérés sur les pages ce qui est un véritable plaisir à la lecture. Petit point négatif, son prix, je le trouve un peu cher pour un si petit roman avec si peu de mots.


Laisser venir les secrets, Mâkhi Xenakis, Acte sud, 2008, 112 pages


ABC Challenge 2015

mardi 2 juin 2015

La fille de l'Empire

"Les traditions dont l'origine se perdait dans la nuit des temps provoquèrent enfin une délivrance"


J’ai découvert ce livre pour un challenge et je peux vous assurer qu’il pesait lourd dans mon sac. Un gros livre pour finalement moins de 400 pages, je ne sais pas trop avec quel type de papier il a été fabriqué mais c’est pas du léger.

Alors que Mara allait entrer au couvent, la mort de son père et de son frère la propulse à la tête du clan Acoma. Elle est poussée dans les jeux de pouvoir. Entre intrigues, complots, alliances et trahisons, elle devra survivre et restaurer l’honneur de sa Maison en vengeant les siens.

Raymond E.Feist est américain tout comme Jenny Wurts. Ils sont tous deux auteurs de fantasy et ont coécrit La trilogie de l’Empire.

Ce livre est juste ouah ! Pour une fois, l’héroïne détient le plein pouvoir. Elle manœuvre avec intelligence et sert parfaitement ses intérêts. Ensuite ça s’arrête là, beaucoup de différentes puissances à comprendre. Des stratèges élaborés, des coups de poker, ce n’est pas ce que je préfère. Au moins sur cette partie là, le livre est au point, et très complexe, mais on a peu de sentiments. Mara m’a paru froide, juste calculatrice, parfaitement souveraine, et il en est de même pour les autres personnages. L’écriture est agréable mais n’est pas exceptionnelle.


La fille de l’Empire, Raymond E.Feist et Jenny Wurts, Bragelonne, 2011, 408 pages


ABC Challenge 2015
Baby challenge 2015 fantasy

vendredi 29 mai 2015

Les annales du Disque-monde

Des ondes de paradoxe se propagent sur l’océan de la Causalité.

Terry Pratchett est britannique. Il est connu pour les annales du Disque-Monde, série de fantasy humoristique de 40 volumes. Il fut journaliste avant d’être écrivain. En 2007, il est diagnostiqué atteint d’Alzheimer ce qui ne lui cause guère de problèmes pour l’écriture.

Montreuil et son superbe salon du livre jeunesse, en plein hivers alors qu’à l’intérieur on se croirait sous les tropiques. C’est là-haut que j’ai acheté mon premier Terry Pratchett. On me l’a tellement bien présenté que j’ai craqué pour le premier  volume de la série de la Mort et pour le premier de la série des Sorcières.

Le disque-Monde est posé sur quatre éléphants eux-mêmes posés sur le dos d’une tortue dérivant dans l’Univers. C’est dans ce monde tellement loufoque qu’évolue quatre grandes histoires. Celle des mages où nous trouvons Rincevent mage raté, peureux, qui sait crier « au secours » dans un nombre invraisemblable de langues ; celle des sorcières avec Mémé Ciredutemps ; celle de la Mort et de sa famille ; celle du guet avec Samuel Vimaire.

C’est l’une des meilleures séries de fantasy. L’univers est vraiment riche, on fait des découvertes de fil en aiguille. Les personnages sont amusants, ont des dons pour avoir des ennuis. Chaque roman est différent, et aussi enivrant que le précédent. Terry Practchett a vraiment le don pour mettre de l’humour un peu partout et une imagination débordante. Je le conseille vraiment pour passer un bon moment. Cependant, la lecture peut être longue car il y a plein de détails et mieux vaut être en forme pour ne rien rater et tout comprendre. Je pense aller au bout des 40 volumes peu importe le temps qu’il me faudra pour cela. Je suis actuellement en pleine découverte du volume Le faucheur.

Les annales du Disque-monde :
Rincevent :
1- La huitième couleur 1983
2- Le huitième sortilège 1986
5- Sourcellerie 1988
9- Erick 1990
17- Les tribulations d’un mage en Aurient 1994
22- Le dernier continent 1998
23- Le dernier héros 2001

Sorcières :
3- La huitième fille 1987
6- Trois soeurcières 1988
12- Mécompte de fées 1991
14- Nobliaux et sorcières 1992
18- Masquarade 1995
24- Carpe jugulum 1998

La Mort :
4- Mortimer 1987
11- Le faucheur 1991
16- Accrocs du roc 1994
20- Le père Porcher 1996
27- Procrastination 2001

Guet :
8- Au guet 1989
15- Le guet des Orfèvres 1993
19- Pieds d’argile 1996
21- Va t-en guerre 1997
25- Le cinquième éléphant 1999
28- Ronde de nuit 2002
31- Jeu de nains 2005
34- Coup de tabac 2011

Moite von Lipwig :
30- Timbré 2004
32- Monnayé 2007
35- Déraillé 2013

Divers :
7- Pyramides 1989
10- Les zinzins d’Olive-Ouet 1990
13- Les petits Dieux 1992
26- La vérité 2000
29- Le régiment monstrueux 2003

33- Allez les mages 2009


Challenge 7 familles: Gropavé, le fils

Le petit Nicolas

"C’est très vilain de faire mal à un livre, à un arbre ou à une bête."


Nicolas est un petit garçon. Il vit en ville, a des copains, va à l’école.

Qui ne connait pas le petit Nicolas ? *lève la main timidement*, je tiens à préciser que j’en avais entendu parler que j’avais vu le film ou du moins certains passages. Donc là, je m’y suis plongée sérieusement.

René Goscinny est auteur, humoriste, scénariste de bd françaises ainsi que réalisateur et scénariste de films. On le connait à travers Astérix, Lucky luke ou encore le petit Nicolas. Il fut également traducteur, illustrateur de publicités et servit dans l’armée française. Le petit Nicolas fut écrit de 1955 à 1965.

Ce sont de petites histoires de 6-10 pages toutes indépendantes, racontées sous l’œil de Nicolas. Le langage est adapté à son âge, on pourrait croire que s’il existait, les mots sortiraient tel quel de sa bouche. On aborde autant de thèmes divers que l’on ne s’ennui pas, ce n’est pas répétitif. C’est frais, amusant, se lit sans difficultés. La longueur est un avantage pour ceux qui apprennent à lire ou n’ont pas beaucoup de temps. Sans prise de tête, ça rafraichit. Un livre que j’ai trouvé très divertissant, parfait pour tout oublier.

Le petit Nicolas, Goscinny, Folio junior, 2004, 176 pages


Challenge 7 familles: Famille Kirigole, le fils

La zone du dehors


"Parce que ça fait mal d’être libre."


J’ai déjà présenté Alain Damasio, je ne me répéterais donc pas, ou si peu, en disant juste que La zone du dehors est son premier roman.

Dans une société contrôlée, les citoyens sont formés. Dans cette ville opprimée, un groupe de fous résiste : la Volte. La zone du dehors est leur territoire, leur groupe mené par un philosophe stratège, joue gros. Ils perdront mais gagneront tout.

J’ai d’abord plongé dans le monde palpitant de La horde du Contrevent dont l’écriture, l’histoire et les personnages m’ont complètement séduite. C’est comme ça que j’ai décidé de connaître davantage cet auteur, je me suis intéressée à La zone du Dehors.

J’ai eu énormément de mal à entrer dans ce livre, je crois d’ailleurs ne pas y être arrivé, du moins totalement. Trop obnubilée par le souvenir de la horde, j’ai été un peu déçue. L’écriture est totalement différente. Ici encore, on change de point de vue en passant de personnages en personnages mais le style est moins travaillé, c’est plus confus dans les changements.
Il y a énormément de personnages avec chacun leur personnalité, leur conviction. Il y a des conflits entre eux, des trahisons, tout cela est très riche. Cependant, ils sont peu attachants. Le problème vient également du genre. C’est plus un essai sur la société. Le roman défend des valeurs comme la liberté, il dénonce le totalitarisme, tout cela à travers une intrigue, des personnages et une volution, donc forcément, les sentiments sont en retrait, ils ne servent que des valeurs. Je suis donc restée sur ma faim surtout que j’avais déjà lu un livre défendant ces valeurs, mieux écrit et qui m’avait vraiment fait pleurer. J’essayerai de le relire à un autre moment afin de voir si lui et moi c’est rédhibitoire.


La zone du dehors, Alain Damasio, Folio sf, 2009, 650 pages


Challenge 7 familles: famille Colorlemonde, le fils (bleu)

jeudi 28 mai 2015

Les quatre

"Poirot a ses vertus, mail la modestie n’est pas du nombre."


La première fois que je l’ai lu, c’était en vacances, alors que j’avais emmené cinq livres, il a plu et ma pile est descendue plus vite que prévue. J’ai donc emprunté ce livre à mon père. Pour ce challenge, je devais lire un livre qui fait peur se déroulant en Europe du Nord. Miracle, le Royaume-Unis en fait partie. Empaquetez, c’est pesé.

Notre cher détective Hercule Poirot est confronté à quatre meurtriers dont le but est de contrôler le monde. Hercule se fera balader de pays en pays, heureusement, il peut compter sur ses petites cellules grises.

Agatha Christie est anglaise. Elle est connue pour ses romans policiers et notamment pour deux de ses personnages phares ; le détective privé Hercule Poirot et la détectrice amatrice Miss Marple.

Le policier, bof, ce n’est pas mon truc. Je me laisse parfois tenter par un thriller et c’est tout. Ici par manque de lecture, j’ai plongé dans les aventures d’Hercule. L’enquête m’a plu. Les éléments nouveaux viennent bouleverser notre raisonnement, on croit tenir le coupable mais finalement, il est innocenté. Dans ce roman, l’enquête prend des proportions importantes car le complot est d’enjeux mondial. Fini le petit assassinat dans le train ou à une soirée. On se laisse entrainer au rythme des déductions du détective.
Les personnages eux-mêmes sont travaillés, ils ont une personnalité et apportent chacun un élément à l’avancée de l’intrigue. Un livre facile à lire, rapide permettant de passer un bon moment. Je maintiens cependant que ce n’est pas l’une de mes lectures favorites mais ce n’est qu’une question de goût.


Les quatre, Agatha Christie, Hachette, 1927, 254 pages


Challenge 7 famille: famille Kifépeur, la mère

Le chardon et le tartan

"L’histoire n’est que la somme de tous nos actes réunis."


Chalenge ! Challenge ! Quel livre me conseilles-tu ? Le Chardon et le tartan, alors c’est partit. Un bon gros pavé à la couverture dure et épaisse qui pèse son poids autant dire tout le contraire de ses quelques 600 pages, qui elles filent entre les doigts et sont si fines que l’on a peur de les déchirer. C’est partit pour un récite historique.

Diana Gabaldon est américaine. Elle est l’auteur de deux séries dont le Cercle de Pierres. La seconde reprend un personnage récurent de cette série comme personnage principal. Elle a obtenu une licence de zoologie, un master de biologie marine et un doctorat d’écologie.

1945, Claire et son mari sont en voyage à Ivernesse pour leur seconde lune de miel. Franck passionné d’histoire entraine sa femme sur les traces de son ancêtre, mais voilà Claire se fait emporter dans le passé, 200 ans plus tôt. Elle se fait emmener par les Highlanders persuadés qu’elle est une espionne anglaise. Après avoir réussit à les convaincre que ce n’est pas le cas, ils la gardent avec eux sous étroite surveillance car les soupçons demeurent. Les mystères sur l’identité de Claire restent et elle devra faire des alliances si elle veut un jour pouvoir revenir à son époque.

Le scénario est plutôt original. Une légende, un lieu mythique, le site des menhirs avec les légendes qui l’entourent, pleins d’éléments pour du fantastique réussit. L’héroïne est une femme à part entière, qui a du caractère, un avis tranché sur beaucoup de questions, une épouse aimante et aimée. Elle a également un vécu avec quelques aventures en tant qu’infirmière ayant participée à la guerre. Sa vie est parfaite jusqu’à ce qu’elle soit prise dans la roue du temps et se retrouve 200 ans plus tôt. Là on rencontre de nouveaux personnages et les ancêtres supposés de Franck.
Le monde historique est comme on l’imagine et colle à la réalité. Là-haut les femmes n’ont pas un statut élevé et plongée ici, l’héroïne fait tâche. Elle possède des connaissances médicales avancées et sait les avancées de l’histoire. Elle ne se laisse pas faire et n’est pas soumise. Jusque là, c’est plutôt intéressant. Cependant, les personnages secondaires sont un peu ennuyeux. Jamie le compagnon de Claire 200 ans plus tôt a beaucoup de secrets mais ne donne pas spécialement envie de les découvrir. Sin l’on oublie son passé obscur et que sa tête est mise à prix, il est banal.
La narration du point de vue interne, à la première personne du singulier est très fluide et amusante, entrainante. J’ai vraiment adoré, c’est le point fort du roman. Ça glisse, c’est très plaisant, cependant, il y a beaucoup de descriptions : des lieux, des personnages, de la situation. C’est un peu long, les actions s’enchainent mal, ce qui donne un peu de lourdeurs et de longueurs. A lire tout de même car l’écriture en vaut le détour.

Le chardon et le tartan, Le cercle de Pierres, Diana Gabaldon, Presses de la cité, 1991, 648 pages


Baby Challenge 2015 fantastique
Challenge 7 famille: famille Colorlemonde, la fille (rouge)

Indiana Teller

"Je la méprisais hier. J’avais envie de l’embrasser aujourd’hui. Foutue puberté."


J’ai connu ce livre avec un challenge. Et oui encore. Quand j’ai lu la quatrième de couverture, surprise ! Il s’agit de l’auteur de Tara Duncan que j’avais adoré. Cet auteur est simple et rigolote. Son blog, juste génial. Il rassemble toutes ses frasques comme nous pourrions tous le faire. C’est très rafraichissant.

Elle s’est fait connaître avec sa série Tara Duncan. Sophie Audouin-Mamikonian est française d’origine arménienne. Elle a écrit son premier livre quand elle était clouée au lit par une crise d’appendicite et une péritonite. Elle a travaillé comme rédactrice dans la publicité après avoir obtenu un DESS de diplomatie et stratégie.

Indiana est le petit-fils du chef de meute de loup-garou. Lui n’a pas cette capacité à se transformer, il s’éloigne à la recherche d’une vie normale. A l’université, il fera des rencontres. Un jour, lors d’un accident, il se dématérialise, il est un rebrousseur de temps comme l’était sa mère avant de sombrer dans la folie. A partir de ce moment-là, il devient un précieux atout pour sa meute mais l’accident est suspect. Si quelqu’un avait voulu l’éliminer ? Si les loups étaient menacés ?

Comment dire ? Je ne suis pas une adepte de loup-garou mais pour une fois le résumé me paraissait prometteur. L’idée du rebrousse-temps plus qu’originale. Le héros allait à l’université donc pas trop jeune, ça me convenait. J’ai été quelque peu déçue. D’abord parce que la partie où l’on raconte son enfance est un peu longue, on veut rentrer dans le vif de l’action. L’idée qui m’avait fait frémir au début n’est as exceptionnellement développée. Le rebrousse temps est sous exploité mais j’ai l’impression que ça s’améliore dans les tomes suivants.
On retrouve les liens familiaux entachés par le pouvoir et ça c’est plutôt bien travaillé. Le grand-père est haïssable mais en même temps respectable voir admirable. Ensuite, je crois que j’ai vraiment un problème avec la narration au « je ». Certains auteurs la maîtrise parfaitement et c’est très agréable, mais là ça ne le fait pas vraiment. C’est un peu ironique vu que moi-même je l’utilise souvent. Le héros est attachant car il est facile de s’identifier à lui, il a du répondant tout en connaissant des problèmes auxquels nous sommes tous confrontés. Une lecture amusante sans être extraordinaire.


Indiana Teller, Sophie Audouin-Mamikonian, Michel Lafon, 2011, 372 pages


Baby Challenge 2015 fantastique

Cinder

"Ruiner ma vie pour en sauver un million ? Il n’y a pas à hésiter."


Marissa Meyer est américaine. Après un diplôme en création littéraire, elle devient éditrice. Elle a écrit un livre sous le nom d’Alicia Blade. Cinder est son premier roman.

Sur Terre, humains cohabitent tant bien que mal avec les cyborgs mais une mystérieuse maladie les décime peu à peu sans qu’aucun remède ne semble fonctionner. Jusqu’à ce qu’un espoir naisse avec Cinder demi-humaine, demi-androïde. Mais d’autres dangers sont présents et son Altesse Kei doit traiter avec sa Majesté lunaire pour éviter la guerre.
J’ai connu ce roman grâce à un challenge. En voyant le nom de l’auteur, je ne peux m’empêcher de me demander s’il y a un lien avec Stephenie Meyer. Peut être ce nom est-il tout simplement répandu en Amérique.

                J’ai connu ce roman grâce à un challenge. En voyant le nom de l’auteur, je ne peux m’empêcher de me demander s’il y a un lien avec Stephenie Meyer. Peut-être ce nom est-il tout simplement répandu en Amérique.

A la base, je ne suis pas fan des reprises de grands contes comme Cendrillon. Ensuite, transposer tout ça dans un univers 100% science-fiction, est ingénieux mais je n’ai pas accroché. Cinder est à peu près bien travaillée mais les autres personnages laissent à désirer. Il y a beaucoup de secrets que finalement, on devine avant qu’ils ne soient révélés. Sans parler que lorsque les personnages le savent, ils décident de ne rien dire aux autres alors que ça leur faciliterait la vie. Ce genre de cachoteries m’horripile car j’ai l’impression que ça bloque l’histoire et qu’elle pourrait être plus intéressante sans cela. L’écriture reste basique.
Nous avons tout de même quelques variantes du conte appréciables en particuliers l’une des sœurs de Cinder a un lien très fort avec elle.
Tout cela pour dire que l’univers même de science-fiction reste compréhensible très facilement, les personnages eux-mêmes sont un peu « vides » mais beaucoup de secrets, peut être trop, comme si l’auteur avait voulu se racheter pour la pauvreté de la psychologie des personnages. Ça créé un déséquilibre pas très agréable. La fin nous lance dans une autre aventure avec une révélation capitale pour le personnage principal, mais en tant que lectrice, je l’avais deviné beaucoup plus tôt dans l’histoire. Je suis donc déçue et ne lirais pas la suite. Pour tout dire, j’ai même sauté des pages. A quoi bon perdre son temps pour un livre totalement médiocre.

Cinder, Marissa Meyer, Pocket Jeunesse, 2013, 412 pages


Baby challenge 2015 science-fiction

lundi 18 mai 2015

La légende du roi errant

"Nous sommes tous responsables de nos actes, aussi bien des bons que des mauvais. Et la vie rend toujours ce que toi tu donnes."


Laura Callego Garcia est espagnole. Après des études de philologie hispanique, à vingt et un ans, elle reçoit son premier prix littéraire. Elle écrit principalement de la fantasy jeunesse et compte à ce jour une vingtaine d’ouvrages.

Walid, jeune prince amoureux de la poésie est battu trois fois à un concours par un vieux tisserand. Orgueilleux, il condamne ce dernier à la confection d’un tapi contenant toute l’histoire de l’humanité. Lorsque le tapis est volé, Walid comprend qu’il doit retrouver cette œuvre à tout prix.

Je suis tombée sur ce livre poussée par les conseils de ma libraire. Pour l’été, c’est un merveilleux voyage qui s’est offert à moi le tout sous la forme d’un conte et de sa traditionnelle morale à trouver.

C’est un livre que j’ai trouvé délicieux en tout point. L’écriture est belle et coule de source. Les personnages peu nombreux (on reste dans un conte, long certes mais tout de même) ont de la profondeur. On part dans un voyage quelque peu initiatique même si le but de ce dernier est de retrouver le tapis. Au cours de l’aventure on trouve un élément de fantasy, les djinns. Le conte tourne également autours des notions comme le hasard, le destin et leur importance dans nos vies. J’ai été agréablement surprise par cette lecture. Comme quoi, les contes ne sont pas réservés qu’aux enfants.


La légende du roi errant, Laura Callego Garcia, La joie de lire, 2013, 264 pages


ABC Challenge 2015

Des fleurs pour Algernon

"Le langage est parfois un obstacle au lieu d’un moyen de communication."


Ce livre avait reçu de très bonnes critiques. Le réaliste n’étant pas ma tasse de thé, autant prendre un livre qui a plu a beaucoup. Voilà comment il s’est retrouvé chez moi. Bon, je l’avoue, ma mère lorgnait dessus, c’est donc elle qui me l’a acheté (surtout pour elle) et lisant beaucoup plus rapidement, c’est moi qui ai eu l’honneur de le commencer la première.

Daniel Keyes est américain. Chercheur universitaire en psychologie, il débute par l’écriture de scénarios de comics publiés chez Marvel. Il fut professeur d’anglais, de littérature américaine puis d’écriture. Des fleurs pour Algernon est son premier roman qui acquiert vite un succès avant de devenir un classique. L’ouvrage a été traduit dans 30 pays, il s’est vendu à 5 millions et a été adapté au grand écran.

Charlie, 33 ans a un Q.I faible. Un jour, lorsqu’on lui propose une opération qui lui permettrait de multiplier son Q.I par trois, il accepte. Comme la souris Algernon, il devra subir des tests et rédiger des comptes rendus. Sa vie se voit bouleverser mais cette évolution est-elle sans danger ?

On suit l’histoire à travers les comptes rendus de Charlie ce qui nous plonge directement dans l’histoire. Le scénario est très bien construit. On remarque à quel point l’entourage de Charlie est méchant avec lui et n’hésite pas à se moquer de lui, ce qui est révoltant. Charlie tout comme Algernon suivent les mêmes examens et ce qui arrive à la souris finit par arriver à Charlie. Cela rend la fin d’autant plus émouvante. J’ai adoré ce livre car la science me passionne et là, le livre est une immense expérience scientifique. Ensuite, ce qui m’a dérangé c’est que les comptes rendus sont rédigé par Charlie. Au début, son Q.I est très faible et les fautes très nombreuses ce qui rend la lecture difficile (pour ma part). J’ai même failli abandonner. Puis ça s’améliore, on voit vraiment l’évolution du niveau de Charlie, ça rend très réaliste. Une belle lecture, une belle leçon de vie.

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes, Flammarion, 2011, 444 pages


ABC Challenge 2015
Challenge 7 familles: famille 30M d'amis, le fils

L'ombre de Camelot

Où comment craquer sur une couverture. Une jeune fille dont les habits ressemblent à ceux des elfes, chevelure de feu, arc bandé, ça fait rêver. Ensuite, il y a eu le résumé et le titre. Bref, un accord parfait pour tomber amoureuse.

Sarah Zettel est américaine. Elle possède un diplôme en communication. Elle est auteur de fantasy avec deux séries dont Les chemins de Camelot et a écrit cinq romans de science-fiction.

Rhian, 19 ans est promise à un sorcier qui avait sauvé la vie de sa mère. Refusant de se soumettre, elle s’enfuit et croise la route du chevalier Gauvain. Ensemble, ils partent pour Camelot avertir le souverain, la guerre est proche. A deux, ils devront sauver l’âme de Rhian et le royaume.

J’ai toujours eu un faible pour l’époque arthurienne, alors je suis servie. Très bon roman. L’héroïne se comporte tel un chevalier. Forte, courageuse, indépendante. Le scénario mêle légende arthurienne, magie et secrets, manigances. On se retrouve plongé dans le monde de la chevalerie, le tout avec un soupçon d’amour. C’est juste merveilleux car on reste dans une histoire d’amour assez soft. Pas d’ébats détaillés au premier plan comme c’est souvent le cas chez Milady. L’écriture elle ne m’a pas séduite comme quoi avoir un bon scénario, de bons personnages ne veulent pas dire avoir un beau texte. Il est même rare d’avoir tout dans un livre. C’est un joli texte pour conquérir le graal. Pour autant, le tome deux ne me tente pas.


L’ombre de Camelot, Sarah Zettel, Milady, 2009, 405 pages


ABC Challenge 2015

L'étoile de Kazan

Annika orpheline est élevée par une famille pour le moins atypique. Sa vie se retrouve changée lorsque sa mère vient le récupérer pour l’emmener dans son château en Allemagne. Là-bas, elle découvre une nouvelle vie morne et froide, bien loin de ce qu’elle a connu. Elle se lie rapidement avec Zed le palefrenier gitan dont le rêve est d’intégrer la prestigieuse école d’équitation de Vienne.

Eva Ibbotson est née à Vienne mais a vécu en Angleterre. Elle fut professeur après avoir abandonné ses études de physiologie à cause des expériences animalières. Elle écrit aussi bien pour les adultes que pour la jeunesse. L’étoile de Kazan est sa cinquième œuvre principale.

Ouch, me revoilà partit dans mes années collège, plus précisément en sixième. C’est cette année là que j’ai lu L’étoile de Kazan après avoir finit La reine du fleuve (du même auteur). En parlant lecture avec quelques amis (ce qui est plutôt rare) et qui l’ont également lu (encore plus rare), la plupart l’ont lu en quatrième et si elles ont préféré celui-là, moi j’ai préféré La reine du fleuve.

A l’époque, cette lecture m’avait été agréable. J’aimais bien les chevaux, l’héroïne et son ami étaient attachant, il y avait quelques mystères. Bon, le problème c’est qu’une fois qu’on a lu La reine du fleuve, on remarque beaucoup de similitudes sur la situation familiale des deux jeunes filles, ça fait un peu redondant. Aujourd’hui après relecture, je le trouve long avec des passages ennuyeux. Il me parait fade par rapport à l’autre. J’ai du trop vieillir et le roman a perdu de son charme, la lecture me parait simpliste surtout que la langue n’est pas travaillée mais extrêmement simple. Certes c’est une lecture destinée à des collégiens mais eux aussi ont droit à une belle langue tout en restant dans la simplicité (Pierre Bottero et d’autres l’ont bien fait).


L’étoile de Kazan, Eva Ibbotson, Albin Michel Wiz, 2004, 454 pages


ABC Challenge 2015

mercredi 13 mai 2015

Le petit prince

Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité.

Je repasse aux chroniques. Il n’y a pas longtemps, j’ai été prise d’une frénésie du petit prince. Bon, il faut se l’avouer, fortement poussée par le spectacle musical que j’ai vu. Mais c’est parce qu’ils reprennent super bien la trame, les chansons sont magiques et on reste dans le mesurable. Pas de grands shows américains ni de grandes comédies musicales. Après il y a aussi eu ce fameux programmes de Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat en danse sur glace. J’adore ce sport. Donc je me suis dit qu’il fallait que je le relise. La première fois que je l’ai découvert, c’était en CE1 ou 2, je ne sais plus trop. Un spectacle de théâtre l’avait adapté, l’école nous avait donc emmenés le voir. Etonnement, d’après le résumé après la représentation, aucun élève n’avait aimé. Moi, j’avais adoré. Quand après on a du apprendre un bout de texte et le mettre en scène, je m’étais éclatée.

Antoine de Saint Exupery est écrivain, aviateur et reporteur français. Il est issu de le noblesse française. Sa mort est un mystère qui possède plusieurs théories. Ce que l’on sait, c’est qu’il est mort en avion. Ses œuvres ne sont pas autobiographiques bien qu’elles s’inspirent directement de son vécu. Le petit prince a été publié en France en 1946, deux ans après sa disparition.

Je vous passerais le passage résumé, on le connait tous et il faut lire pour savoir. C’est un très beau texte, avec plein de notions philosophiques cachées, parfait pour une initiation chez les enfants. Un roman à lire d’urgence. Nul doute que lorsque j’en avais l’occasion, je lirais d’autres de ses écrits.


Le petit prince, Antoine de Saint Exupery, Folio, 1999, 99 pages


Challenge 7 familles: Famille Grantécran, le père

mardi 12 mai 2015

Feuilles d'herbe

Je suis tombée amoureuse de la plume de Walt Whitman après avoir vu Le cercle des poètes disparus. Un film que je vous conseille vivement. J’ai franchi le pas en lisant ce recueil de poèmes.

Walt Withman est un poète et humaniste américain. Après six ans de scolarité seulement, il travaille d’imprimerie en imprimerie. Il devient instituteur avant de fonder son journal. Il a également écrit des discours politique qui attirèrent l’attention. Vie personnelle, il essaya de cacher son homosexualité jusqu’à s’inventer six enfants pour corriger sa réputation. Il n’affirma jamais son homosexualité même si ses amis poètes fournirent des preuves. Cette facette de sa personnalité est souvent occultée.

Feuilles d’herbe fut publié la première fois en 1855, mais ne devint populaire qu’à sa sixième édition en 1881.

Feuilles d’herbe est un recueil de poèmes très plaisant à lire. On y pioche au gré de nos envies. Sa prose est très belle. Un poète à apprécier à sa juste valeur.


Feuilles d’herbe, Walt Whitman, Grasset (les cahiers rouges), 1989, 140 pages


Challenge 7 familles: famille Noroman, le grand-père

Le secret d'Orbae

"Un monde existe-t-il sans notre regard ? Oui, à l’évidence, mais il ne nous révèle que ce que nous voulons y voir, et c’est notre regard qui lui donne un sens." 

Toujours à la recherche d’un roman de préférence de fantasy. On m’a proposé celui-ci. Du fantastique, un voyage, une belle promesse exotique. J’ai prit, accrochée par la couverture et la quatrième agrémentée d’un dessin de constellation, comment ne pas céder ? Tout reste dans le thème du livre. Globe-trotters vous pouvez y aller.

Cornélius est un marchand de tissus. Un jour, il découvre l’existence de cette sublime toile de nuages. Un tissu capturant la couleur du temps, qui ne se trouve que sur l’île d’Orbae, là où se trouve la Montagne bleue. Personne n’a entendu parler de cet endroit, mais qu’importe, il  part en quête de cette toile.
Ziyara gardienne de chèvres se retrouve adoptée par l’océan. La voilà écumant les flots de long en large.
Deux destins différents qui pourtant ne tarderont pas à se croiser.

Après des études de communication visuelle, François Place devient illustrateur français avant de se mettre à l’écriture jeunesse. Il écrit un Atlas en trois tomes sur Orbae, Le secret d’Orbae est sa prolongation. Il reprend l’univers avec de nouveaux personnages.

Un magnifique voyage dans un monde totalement étranger. On y rencontre des créatures fantastiques, des animaux inconnus mais également différentes cultures en fonction des pays que traversent les héros. Tout ceci agrémenté de rencontres sympathiques ou pas. Le récit est riche et diversifié. J’ai vraiment voyagé avec eux dans un univers très exotique. Même si c’est dépaysant, on garde quelques repères puisque certains pays trouvent racines dans une culture réelle. Le roman se présente en deux parties. L’histoire de Cornélius et celle de Ziyara, chacune racontée d’un point de vue interne avant de se rejoindre. L’écriture elle aussi fait voyager.


Le secret d’Orbae, François Place, Casterman, 2013, 421 pages


ABC Challenge 2015

Une forme de vie

"De toutes les drogues, la bouffe est la plus nocive et la plus additive."


Me revoilà avec un roman d’Amélie Nothomb. Ici, il s’agit de son dix-neuvième roman publié.

Une correspondance. Une rencontre épistolaire entre Marvin Mapples soldat de seconde classe souffrant d’obésité et Amélie Nothomb.

Amélie Nothomb est une auteur que j’apprécie, que j’ai connu avec Métaphysique des tubes et Stupeur et tremblements. Alors parfois, je retourne vers ses romans car je sais que se sont des valeurs sures.

Ici, le roman se présente sous forme d’échange de lettres entre Amélie et le soldat, ponctué quelques fois par les réactions d’Amélie. On y retrouve le piquant de cet auteur mais on l’a découvre également plus vraie que jamais. On la voit tel quel et non pas à travers ses personnages. On trouve aussi l’histoire de Malvin et celle de son obésité. Tout trouble alimentaire est fascinant, touchant. On ne reste pas insensibles à ses lettres. La fin comme toujours chez Amélie est surprenante. Son originalité fait encore des merveilles. Le personnage de Melvin est produit de l’imagination de l’auteur mais pour un peu on s’y croirait. Tous les éléments de l’écriture d’Amélie sont réunis ici. Après ses deux romans autobiographiques, on la retrouve encore personnage d’une de ses histoires. J’avoue avoir une préférence où elle se met en scène. Son comportement, son caractère sont source de surprise.


Une forme de vie, Amélie Nothomb, Livre de poche, 2012, 123 pages


Challenge ABC 2015

Felicidad

"L’espoir est une forme de tromperie ! Il conduit à l’attente, à la résignation. Les choses changeront, que je l’espère ou non !"


Jean Molla est un auteur français né au Maroc. Il a fait des études de lettres puis de tourisme avant de devenir professeur de français au Collège. Il a écrit de nombreux romans et nouvelles. Felicidad est son dix-septième roman.

Ce livre fut un cadeau pour mon père, adepte de la science-fiction. Quand il l’a finit, je me suis empressée de le lire à mon tour. Je n’ai pas été déçue.

Felicidad, ville de cohabitation des humains et parumains. Lorsque le ministère du bonheur obligatoire est convoqué la veille de Noël, il devine que la situation est grave. Des Deltas 5 semblent préparer une révolution, ces parumains sont les plus performant de la Terre, ils peuvent changer d’apparence quand ils le veulent mais surtout ont une conscience propre. Ils n’obéissent plus à leur créateur. Le ministère se doit de réagir.

C’est de la science-fiction moderne bien que l’on reprenne l’atmosphère d’une société contrôlée avec évolution technologique et « robots » à apparence humaine. Cette fois-ci nous évoluons seulement avec des personnages des « hautes sphères » sans vraiment aller dans le quotidien du peuple. L’histoire reste prenante, entre enquête policière, manigances politiques et trahisons. Ce qui change de la pure science-fiction est la présence de sentiments amoureux qui dirigent une partie de l’action. C’est vraiment agréable à lire car on y trouve un équilibre subtil. Un livre qui prouve que la science-fiction peut sortir des sentiers battus. En y repensant, dans la construction du roman, on y retrouve un peu les mêmes éléments que dans ceux d’Ayerdhal: évolution du monde, problème, enjeux, amour et pouvoirs.

Felicidad, Jean Molla, Scripto, 2005, 300 pages


Challenge ABC 2015

Le livre des histoires perdues

Reinhardt Jung est un auteur allemand. D’abord journaliste et rédacteur publicitaire, il s’est consacré à la littérature jeunesse. Il dirige également une émission radio dédiée aux enfants.

Bambert ne sort plus de chez lui. Handicapé par son physique, il écrit des histoires. Un jour, il leur donne la possibilité qu’il s’interdit, celle de voyager. Accrochées à un ballon, les voilà parties. Elles finiront par revenir, il n’a plus qu’à attendre.

Pour les examens n’ayant pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture, j’ai pris ce livre parce qu’il s’agissait de petites histoires courtes. Une nouvelle est rapide à lire et permet de ne pas y passer trop de temps. Alors les pressés, vous pouvez foncer.

C’est un recueil de nouvelles lié par une trame principale. L’histoire de Bambert qui envoi ses histoires aux 4 coins du monde. A chaque histoire qui lui revient, on découvre une petite nouvelle. Rapide, agréable à lire. La fin est surprenante et peut être un peu cruelle. C’est ce que l’on appelle une vraie chute. Chaque nouvelle débute un nouveau chapitre marqué par une illustration que j’ai trouvé sublime pour la plupart. C’est un livre très diversifié mais qui reste court. J’aurais aimé avoir plus de nouvelles. L’écriture est agréable.


Le livre des histoires perdues, Jung Reinhardt, Alice Deuzio, 2012, 155 pages


Challenge ABC 2015

Deux petites filles en bleu

"Ces pas étouffés, cette respiration sourde, cette odeur âcre de transpiration. Quelqu’un se tenait derrière elle."


Mary Higgins Clark est américaine. Après des études de philosophie, elle devient assistante dans la publicité puis hôtesse de l’air. Elle suit des cours d’écriture par correspondance puis lorsque son mari décède d’une crise cardiaque, elle se lance dans les scripts pour la radio. En 1975, elle se met au suspense, ce qui fut un véritable succès puisque son livre devient best-seller. Deux petites filles en bleu est son trente et unième roman.

J’ai lu ce livre en CM1 parce que je n’avais plus rien et que ma mère l’avait adoré. Dix ans plus tard, je me rappelle parfaitement de la trame principale. Ce roman m’a marqué et traumatisé. Je pense que pour un enfant de cet âge, ce n’était pas forcément un choix judicieux.

Lors de leur troisième anniversaire, les jumelles Kelly et Kathy sont enlevées. Une demande de rançon arrive aux parents qui obéissent sans tarder. Oui mais voilà, lors de l’échange une seule jumelle est rendue. Une course poursuite s’engage alors pour sauver la seconde, aidé par le lien que semble partager les jumelles.

A l’époque ce livre m’avait marqué, il m’avait tenu en haleine. J’avais eu peur mais c’était une lecture prenante. Je me suis dit qu’il fallait que je le relise. L’émotion fut beaucoup moins forte, je l’ai trouvé un peu long parfois. Le fait d’avoir le point de vue coté enquêteur et criminel coupe un peu le suspens mais rajoute de l’angoisse et de l’adrénaline. Finalement, je suis assez déçue de cette relecture. Le lien entre les jumelles est bien réalisé et original même si l’on sait que tout ceci n’est que légende mais après tout, nous sommes dans un roman. Je pense qu’en première lecture, ce roman est palpitant, nous tient en haleine tout en amenant un frisson d’angoisse. En relecture, quand la première fois vous a tant marqué alors éviter de vous y replonger.


Deux petites filles en bleu, Mary Higgins Clark, France loisirs, 2007, 397 pages


Challenge 7 familles: famille Kifépeur, la petite-fille

Succubus blues


"L’amour n’est parfait que grâce à son imperfection."


J’ai acheté ce livre un peu par défaut il faut le dire. France loisirs sont quand même des arnaqueurs car ils obligent à acheter régulièrement. Voilà comment je me suis retrouvée à devoir choisir un bouquin parmi une sélection qui m’intéressait sans plus. Finalement, j’ai prit Succubus blues, le seul qui m’inspirait autre chose que de l’ennui.

Je vous ai déjà présenté cette auteur puisqu’il s’agit de la même que pour Vampire Academy, j’ai nommé Richelle Mead. Le revoici dans un roman où créatures fantastiques interviennent, une bonne dose d’amour et comme il s’agit d’un roman plus adulte, il y a du sexe.

Georgina est une succube sous la responsabilité de Jérome l’archidémon du secteur. Elle tire sa force de l’acte sexuel. Lorsqu’elle rencontre l’écrivain Seth qu’elle admire, elle tombe sous son charme. Mais ses sentiments peuvent signer la perte de l’homme. Georgina doit se montrer prudente surtout lorsque les immortels se font assassiner les uns après les autres sans explication.

C’est un livre plutôt agréable à lire. Les personnages des immortels sont bien traités. La vie « humaine » de Georgina nous implique bien dans un monde où les immortels ne sont pas dévoilés au grand public. C’est un atout. Mon regret c’est le personnage de Carter, un ange. Il est juste formidable mais un peu trop en retrait, vous me diriez qu’en même temps c’est un personnage secondaire donc logique. Second point négatif, Seth mais ça, c’est autre chose, ça n’engage que moi. Je ne supporte pas ce personnage, trop naïf, trop docile, il ne prend que peu d’initiatives, quand il en prend, elles sont merdiques. C’est dommage parce que c’est un personnage central ce qui terni un peu mon plaisir de cette lecture. Ça reste un bon roman avec une bonne intrigue mais Seth m’horripile vraiment.


Succubus blues, Richelle Mead, France loisirs, 2010, 384 pages

Baby challenge 2015 bit-lit
La châsse aux vampires

dimanche 10 mai 2015

La charmeuse de bêtes

Parler sans savoir et sans comprendre, n’est jamais une bonne chose.

Les Ojus et les Todas sont des animaux sacrés de l’Empire. Lorsque les Todas confiés à la garde de la mère d’Erin meurent, celle-ci est condamnée. Sa fille est recueillit par Jon un apiculteur. A 14 ans, elle rentre dans l’école de la réserve où l’on s’occupe des ojus malades. Très rapidement, elle se fait remarquer en soignant Lilian un bébé Oju blessée par flèche avec qui elle parvient peu à peu à communiquer. Mais le Malheur approche, car il est dit que lorsqu’un humain parviendra à communiquer véritablement avec ces animaux sacrés, la catastrophe s’abattra sur les humains.

J’ai découvert ce livre lorsque je venais de terminer ceux de Pierre Bottero. Jusque là, rien ne m’avait paru à la hauteur de cet auteur, toutes mes lectures paraissaient fades. J’en devenais dégoutée. Ce roman m’a redonné le gout de la lecture.

Très beau roman en deux volumes. On ne s’ennuit pas, l’action s’enchaine fluidement. Il est également très original. Il allie le temps que passe Erin à s’occuper des Ojus aux intrigues, trahisons politiques, sans que ces dernières ne deviennent trop étouffantes. Erin est très attachante et mature, on la voit évoluer puisqu’au début, elle a dix et à la fin elle en a plus de vingt. Elle est très intelligente et vive sans devenir présomptueuse. L’écriture est très belle, on retrouve les pensées directes (au « je ») en italiques et gras, ce qui tranche avec la narration du livre. Ce roman mêle également mythologie avec une recette que seuls les japonais maîtrisent. Un subtil mélange de tous ces éléments ajouté à quelques personnages travaillés rendent une parfaite harmonie. La directrice Esal m’a un peu tapé sur le système, peut être parce que par rapport à Erin, je la trouve immature. Parfois, on n’accroche pas avec quelqu’un, c’est comme dans la vie ; tandis qu’elle n’a rien fait de mal. Petit regret de ne pas avoir vu la relation entre Erin et Ial s’approfondir et de ne pas connaître la vraie raison de la mort des Todas même si l’on peut se faire quelques idées. La fin m’a laissée un peu perplexe, elle est ouverte. J’aurais préférée un ou deux chapitres de plus.

Nahoko Ueashi est une auteur japonaise. Doctorante d’etnhologie, elle écrit principalement de la fantasy jeunesse. Elle a écrit deux séries ainsi que d’autres romans indépendants et trois travaux d’ethnologie. Beaucoup ont été traduits en anglais et quelques-uns en français.


La charmeuse de bêtes, Nahoko Ueashi, Milan jeunesse, 2009, 366 pages


ABC Challenge 2015
Challenge 7 familles: famille 30M d'amis, la petite-fille

Pourquoi lire?

Voici ma première chronique littéraire sur un essai, elle sera donc un peu différente des autres.

Charles Dantzig est un auteur français qui aime les grands auteurs. Après des études de droit, il publie un premier essai. Il écrit un peu de tous les genres que ce soit roman, essai, poésie. Il est également éditeur. Pourquoi lire ? a reçu le grand prix Jean-Giono.

On lit ce livre comme de la poésie. On pioche un chapitre par-ci ou par-là. Pourquoi lisons-nous ? Qu’est ce qui nous pousse à prendre un livre, l’ouvrir et se plonger dedans ? C’est ce à quoi répond Charles Dantzig.

On peut être d’accord avec lui ou pas. Personnellement, je ne le suis pas complètement mais je suis ravie d’avoir pu connaitre les raisons qui poussent un auteur à lire. Le style est plaisant, on se prête au jeu de cette lecture légère. Je trouve tout de même l’auteur un peu présomptueux. Certains me diront que ça vient de moi, c’est peut être vrai. Je ne dois surement pas comprendre l’auteur mais il y a quelque chose dans sa manière d’être qui me dérange. J’ai l’impression qu’il méprise ceux qui n’aiment pas les grands auteurs et qui lisent de la littérature bon commerce.

Je vous livre ici un avant goût du livre en résumant quelques chapitres avec mes impressions.

Apprendre à lire : il y a plusieurs méthodes, différentes difficultés d’apprentissages. Les grands lecteurs ont-ils plus de facilité ? La littérature est la compréhension par le sentiment, et non pas par l’analyse et l’intellect contrairement à la philosophie.
Cette partie me parle forcément, puisque comme nous tous, j’ai appris à lire. Assez aisément je dois le dire et avant même que l’on ne commence au cp. Je ne sais pas forcément ce qu’est la littérature pour moi si ce n’est un amour, mais je pense que ça pourrait résonner comme une compréhension différente du monde. Peut être par les sentiments ou pas, c’est dur à définir.
L’âge de la lecture : on lit tête à tête avec soi. On a des révélations qui se dévoilent mais elles excluent les malhonnêtes, rustres et imbéciles.
L’auteur a très jeune lu des auteurs « pour adultes », je déteste cette classification. Comme à chaque lecture, je me retrouve face à moi-même et me questionne. Dans la plupart des romans, j’ai cette solitude avec un terrain de réflexion, bien qu’après je puisse la partager ou pas. Ce qu’importe l’âge, ce passage est obligatoire alors pourquoi priver votre enfant ou vous-même d’une lecture si elle vous fait envie, qu’importe sa catégorie puisque le résultat est le même.
La lecture égoïste : le lecteur écrit en même temps qu’il lit, il annote. Chaque lecteur trouve son propre sens du livre.
D’abord, on lit pour comprendre le monde puis pour se comprendre soi-même et enfin plus rarement, pour comprendre l’auteur.
Personnellement, j’écris rarement sur me livre, plus sur une feuille à part mais je suis d’accord sur ses raisons de lire. Même si c’est un peu égoïste, après tout, le lecteur l’est.

Lire ne nous change pas : ça perfectionne.
Lire pour se trouver : le livre est fait par une personne, pour être, ce qui est possible grâce au lecteur. Les livres de grands auteurs morts existent car ils ont des lecteurs.
Lire pour être articulé : après la lecture, on est complété par des phrases, des mots, des sentiments.
On ne lit que par amour : amour des personnages, de l’auteur puis de la littérature.
Passivité du lecteur : lorsqu’il n’aime pas, il n’a pas toujours raison ; lire c’est danser avec l’auteur.
C’est sur que parfois, ce n’est pas la faute de l’auteur mais de la notre, lorsque les conditions ne sont pas réunis. Nous pouvons être dans un mauvais jour, alors il faut y revenir plus tard, au risque de passer à coté de belles découvertes, mais nous y reviendrons.
Lire pour la forme : tout livre (même fiction) est un essai car il représente une forme multiple de la vie.
Le moment où on lit : l’opinion sur le livre dépend du moment, de l’âge. Il faut contester ce que l’on lit.
Une rencontre doit se faire au bon moment. Pas trop tôt. Ma contestation ? C’est déjà fait.
Lire pour apprendre : on apprend des gens pas des livres. Lire apprend la vision des auteurs.
La lecture est un tatouage : l’auteur invente des phrases, si le lecteur en retient une, l’auteur gagne.
Qui n’a jamais retenu une citation ? Ces petites phrases qui s’encrent en nous.
Lire contre le raisonnable : lire est déraisonnable car il y a des choses plus importantes que la lecture, mais rien n’est plus important que lire.


Pourquoi lire ? Charles Dantzig, Grasset, 2010, 244 pages


ABC Challenge 2015
Challenge 7 familles: famille Noroman, petit-fils