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mardi 12 mai 2015

Le secret d'Orbae

"Un monde existe-t-il sans notre regard ? Oui, à l’évidence, mais il ne nous révèle que ce que nous voulons y voir, et c’est notre regard qui lui donne un sens." 

Toujours à la recherche d’un roman de préférence de fantasy. On m’a proposé celui-ci. Du fantastique, un voyage, une belle promesse exotique. J’ai prit, accrochée par la couverture et la quatrième agrémentée d’un dessin de constellation, comment ne pas céder ? Tout reste dans le thème du livre. Globe-trotters vous pouvez y aller.

Cornélius est un marchand de tissus. Un jour, il découvre l’existence de cette sublime toile de nuages. Un tissu capturant la couleur du temps, qui ne se trouve que sur l’île d’Orbae, là où se trouve la Montagne bleue. Personne n’a entendu parler de cet endroit, mais qu’importe, il  part en quête de cette toile.
Ziyara gardienne de chèvres se retrouve adoptée par l’océan. La voilà écumant les flots de long en large.
Deux destins différents qui pourtant ne tarderont pas à se croiser.

Après des études de communication visuelle, François Place devient illustrateur français avant de se mettre à l’écriture jeunesse. Il écrit un Atlas en trois tomes sur Orbae, Le secret d’Orbae est sa prolongation. Il reprend l’univers avec de nouveaux personnages.

Un magnifique voyage dans un monde totalement étranger. On y rencontre des créatures fantastiques, des animaux inconnus mais également différentes cultures en fonction des pays que traversent les héros. Tout ceci agrémenté de rencontres sympathiques ou pas. Le récit est riche et diversifié. J’ai vraiment voyagé avec eux dans un univers très exotique. Même si c’est dépaysant, on garde quelques repères puisque certains pays trouvent racines dans une culture réelle. Le roman se présente en deux parties. L’histoire de Cornélius et celle de Ziyara, chacune racontée d’un point de vue interne avant de se rejoindre. L’écriture elle aussi fait voyager.


Le secret d’Orbae, François Place, Casterman, 2013, 421 pages


ABC Challenge 2015

lundi 4 mai 2015

Miss Peregrine et les enfants particuliers

"On s’accroche à nos contes de fées jusqu’à ce que le prix des croyances devienne trop exorbitant."


Ransom Riggs auteur américain de fantasy voulait devenir agriculteur. Sa mère inquiète par cette ambition déménage en Floride, région  de personnes âgées, sans activités pour les enfants. C’est ainsi pour fuir l’ennui qu’il commence à écrire. Son plus grand succès est Miss Peregrine et les enfants particuliers.

Jacob adolescent banal a toujours eu une relation particulière avec son grand-père. Lorsqu’il était petit, il adorait ses histoires et les photos d’adolescents étranges qu’il lui montrait. Aujourd’hui, il se questionne sur leur véracité. Quand son grand-père meurt, tué par un monstre que lui seul voit, il se lance sur les traces de ces enfants suivant les dernières consignes de son grand-père.

On plonge dans un monde fantastique où la barrière avec le monde réel est très mince. L’angoisse est omniprésente, accentuée par le coté bizarre. Je n’ai jamais lu un livre si étrange. Les photos disséminées dans le roman rendent l’aventure encore plus réaliste et en même temps inquiétante car le jeu de couleur apporte de l’effroi. Les personnages sont très bien construits, tout est cohérent. On prévoit l’intention de certains personnages –comme le psychologue de Jacob, on sent qu’il est louche même si sont véritable dessein n’est dévoilé que vers la fin-. En plus de tout cela, il y a le coté historique du scénario. On comprend que les enfants particuliers n’ont pas vécus des événements faciles. Tout reste très réaliste, c’est d’ailleurs ce qui fait peur. La fin, tout se déroule très vite et lance le début d’une nouvelle aventure, pour une fois, je pense que le tome deux n’est pas superflu.

On m’en avait souvent parlé, pourtant je n’avais pas franchit le pas. Il ne m’intéressait vraiment pas. Peut être l’apparence, la couverture inquiétante, digne d’un film d’horreur. J’ai quand même craqué et je ne regrette pas. A lire de toute urgence mais attention, ce n’est pas une lecture légère.


Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs, Bayard, 2012, 432 pages


ABC Challenge 2015
Challenge 7 familles: Famille Kifépeur, le petit-fils

samedi 2 mai 2015

La cité des ténèbres

"- Qu'est ce que c'est que ça? demanda Alec en dévisageant tour à tour Clary et ses compagnons.

- C'est une fille, répondit Jace, une fois revenu de sa surprise. Tu as forcément déjà vu une fille avant, Alec. Ta soeur Isabelle en est une."


Clarissa Fray, adolescente de quinze ans, tout ce qu’il y a de plus normal se retrouve rapidement propulsée dans le monde des chasseurs et créatures des ombres, lorsqu’elle assiste à l’assassinat d’un homme. Meurtre que personne à part elle ne semble remarquer. Lorsque sa mère disparait, tout se complique. Heureusement, elle peut compter sur Jace et les autres chasseurs d’ombres pour évoluer dans ce monde nouveau et tenter de sauver sa mère qui se révèle être une ancienne chasseuse.

Cassandra Clare est une auteur américaine, elle est la créatrice de monde de The mortal instrument. Elle a écrit deux séries sur cet univers qui évoluent à deux époques différentes. Le premier roman de La cité des ténèbres (La coupe mortelle) a été adapté au cinéma et une série TV est prévue.

Je suis d’abord tombée sur le film, qui m’a divertit sans pour autant m’enchanter. En revanche, je suis tombée amoureuse du couple Alec/Magnus, surtout de l’acteur qui joue Magnus. Ce couple étant secondaire, je me suis dit peut-être est-il mieux exploité dans le livre, c’est ce qui m’a poussé à le lire, ce doit être mon coté yaoïste.

Bon, on retrouve tous les classiques de fantastiques : vampires, sorciers, démons, loup-garou, rien de transcendant. L’héroïne reste banale et l’histoire d’amour entre elle et Jace encore plus. Par contre le personnage d’Alec est intéressant, d’abord pour ses sentiments envers Jace qui le poussent à détester Clarissa et son coté garçon mal-aimé est bien joué. A mon goût, il reste trop en retrait. Au fil des tomes, j’ai pu goûter au développement du scénario, ou comment être déçue. Les seules évolutions qu’on voit sont celles par rapport aux secrets des liens de sang. Machin est le fils d’intel, ah mais non, c’est celui de truc qui enfaite est le frère de chose qui est la sœur de bidule. On s’y perd, c’est sans intérêt. Déçue. Autre point, quand on fait un film, on peut prendre des libertés mais pas autant. La plus choquante, à la fin, Clarissa retrouve son père qui la balance contre un mur (j’adore les retrouvailles dans cette famille) ça c’est dans le livre. Au contraire dans le film, il la prend dans ses bras. Un peu contradictoire non ? Je pense que ce roman convient aux adolescentes fleur bleue ou qui aime la romance un peu facile. Je continue à le lire pour le couple Alec/Magnus, c’est quand même un rare livre populaire mettant en scène une relation homosexuelle.



La cité des ténèbres, Cassandra Clare, Pocket jeunesse, 2013, 576 pages


ABC Challenge 2015
La châsse aux vampires
Baby challenge fantastique
Challenge 7 familles: famille Grantécran, la petite-fille