mardi 5 mai 2015

Le livre perdu des sortilèges

"La « normalité », c’est une fable que les humains se racontent pour se réconforter, quand ils sont confrontés à la preuve que presque tout ce qui les entoure est tout sauf « normal »."


L’été arrivait, je n’avais rien de prévu, je me suis dit il va me falloir un roman intéressant et assez épais de préférence pour m’occuper. J’adorais les vampires à l’époque, ce livre était donc parfait.

Deborah Harkness est une auteur américaine. Etudiante puis chercheuse en histoire, elle a étudié l’Histoire des Sciences et de la Magie en Europe. Elle a publié deux essais, elle a également un blog d’œnologie. En 2008, elle entame la création du roman Le livre perdu des sortilèges.

Diana Bishop est une sorcière. Elle consacre sa vie à ses recherches universitaires. Un jour, elle emprunte l’Ashmole 782, manuscrit disparu et convoité par les trois espèces (vampires, sorciers et vampires). Depuis, tous lui courent après, persuadés de pouvoir obtenir eux aussi le précieux manuscrit. En particulier Matthew Clairmont vampire redoutable.

Le scénario ici est le point principal. Il y a plein de détours, de rebondissements, d’histoires sur les différentes espèces, les personnages ont un vécu prononcé d’où une immense richesse. Il y a de la romance sans que cela ne prenne trop d’importance. On se laisse vraiment embarquer. Les personnages sont assez vieux, donc pas trop irréfléchi, pour une fois c’est agréable. Bon, le coté protecteur de Matthew peut être énervant parfois, mais c’est un mal pour un bien. Diana quant à elle est très indépendante et veut préserver sa liberté même quand la situation la dépasse. Elle cache également un lourd passé qui est dévoilé par brides, ce qui nous tient en haleine. Je pense que je me laisserais tenter par la suite si l’occasion se présente.


Le livre perdu des sortilèges, Deborah Harkness, Orbit, 2011, 528 pages

La chasse aux vampires
Baby challenge fantastique

A comme association

"Le destin n’est que la conjugaison du Hasard et de la Volonté."


Pierre Bottero est l’un de mes auteur favori, c’est par son biais que j’ai découvert Erik l’Homme. Quand j’ai su qu’ils avaient fait un partenariat, je me suis précipitée sur cette série.

A comme Association a été écrite en coopération entre Erik et Pierre. Ce dernier étant malheureusement décédé, Erik a continué l’aventure seul. Soutenu par les deux maisons d’édition, par l’entourage de Pierre, il a publié les deux tomes de Pierre (le 2 et 4). Erik l’Homme n’est pas un inconnu de l’écriture jeunesse avec notamment deux séries de science-fiction dont un space-opéra et une autre série de fantastique.

Jasper et Ombe sont des jeunes, lui est lycéen, elle est étudiante. Jusque là rien de bien original, oui mais voilà, ils font partis de l’Association. Leur mission, gérer les Paranormaux alors entre deux cours, ils font la chasse aux vampires, règlent des bagarres de territoires, expérimentent quelques petits sorts et lorsqu’ils trouvent le temps, sympathisent avec les trolls.

L’histoire est marrante, les personnages ont chacun leur caractère. On suit à tour de rôle les deux personnages, Jasper étant le personnage d’Erik et Ombe celui de Pierre. On retrouve l’écriture de chacun dans leur livre même si l’on remarque que ceux de Pierre n’ont pas eu le temps d’être retravaillé comme il avait l’habitude de le faire. Le personnage d’Ombe a beaucoup de secrets qui risquent de ne jamais être dévoilés. Je me suis arrêtée au tome 5, un peu déçue par ce qui arrivait au personnage de Pierre. Ombe était une petite perle, fonceuse, incassable, je m’étais attachée à elle. Pour le moment, je n’ai pas l’intention de reprendre la série, mais qui sait.


A comme Association, Pierre Bottero et Erik l’Homme, Gallimard jeunesse, 2010, 160 pages

La chasse aux vampires
Challenge ABC 2015
Baby challenge 2015 fantastique

lundi 4 mai 2015

Le rêveur

"Ils ne réduiront pas ma plume au silence."


Amoureux de la poésie, de la beauté, arrêtez-vous. On plonge ici dans une biographie adaptée, celle de Pablo Neruda, sur la partie de son enfance, jusqu’à l’université. L’histoire agrémentée de poèmes la rend très légère et nous incite à la rêverie. La poésie est elle-même accompagnée de dessins qui rendent hommage au texte. Les caractères d’écriture eux-mêmes se mettent en mouvement, ce qui rend le livre très vivant. C’est une histoire qui touche car il arrive souvent que la littérature soit dédaignée par les adultes qui ne comprennent pas la passion de leur enfant. Un très beau roman qui vaut le coup d’œil.

Après la couverture, un élément qui peut faire basculer le potentiel lecteur, c’est le titre. Le rêveur, comment ne pas craquer ? Ce mot rien qu’à lui, est une invitation au voyage, un murmure remplit de promesses. Alors, voilà, il est maintenant entre mes mains.

Neftali est un petit garçon rêveur. Une chaussure abandonnée, un marron, un trombone peuvent attirer son attention. Sur son carnet, il écrit tous les mots dont la sonorité l’interpelle. Il aime la poésie. Tout cela n’est pas de l’avis de son père qui le trouve trop maigrichon, trop hurluberlu. Pour lui, une seule chose compte : le commerce. Plus tard, son fils sera dentiste ou médecin. Pourtant Neftali ne vit que par la littérature, il veut être poète.

Pam Munoz Ryan est une auteur latino-américaine. Ses romans jeunesses sont emprunts de diverses origines culturelles, espagnoles, mexicaines, italiennes, oklahomanne. Peter Sis est peintre, illustrateur et cinéaste. Il a grandit et étudié à Prague mais vit maintenant avec sa famille dans un Etat de New-York. Il est auteur de nombreux albums.

Le rêveur, Pam Munoz Ryan et Peter Sis, Bayard jeunesse, 2013, 432 pages

Miss Peregrine et les enfants particuliers

"On s’accroche à nos contes de fées jusqu’à ce que le prix des croyances devienne trop exorbitant."


Ransom Riggs auteur américain de fantasy voulait devenir agriculteur. Sa mère inquiète par cette ambition déménage en Floride, région  de personnes âgées, sans activités pour les enfants. C’est ainsi pour fuir l’ennui qu’il commence à écrire. Son plus grand succès est Miss Peregrine et les enfants particuliers.

Jacob adolescent banal a toujours eu une relation particulière avec son grand-père. Lorsqu’il était petit, il adorait ses histoires et les photos d’adolescents étranges qu’il lui montrait. Aujourd’hui, il se questionne sur leur véracité. Quand son grand-père meurt, tué par un monstre que lui seul voit, il se lance sur les traces de ces enfants suivant les dernières consignes de son grand-père.

On plonge dans un monde fantastique où la barrière avec le monde réel est très mince. L’angoisse est omniprésente, accentuée par le coté bizarre. Je n’ai jamais lu un livre si étrange. Les photos disséminées dans le roman rendent l’aventure encore plus réaliste et en même temps inquiétante car le jeu de couleur apporte de l’effroi. Les personnages sont très bien construits, tout est cohérent. On prévoit l’intention de certains personnages –comme le psychologue de Jacob, on sent qu’il est louche même si sont véritable dessein n’est dévoilé que vers la fin-. En plus de tout cela, il y a le coté historique du scénario. On comprend que les enfants particuliers n’ont pas vécus des événements faciles. Tout reste très réaliste, c’est d’ailleurs ce qui fait peur. La fin, tout se déroule très vite et lance le début d’une nouvelle aventure, pour une fois, je pense que le tome deux n’est pas superflu.

On m’en avait souvent parlé, pourtant je n’avais pas franchit le pas. Il ne m’intéressait vraiment pas. Peut être l’apparence, la couverture inquiétante, digne d’un film d’horreur. J’ai quand même craqué et je ne regrette pas. A lire de toute urgence mais attention, ce n’est pas une lecture légère.


Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs, Bayard, 2012, 432 pages


ABC Challenge 2015
Challenge 7 familles: Famille Kifépeur, le petit-fils

Chasseuse de vampires

"- Comment dois-je t’appeler ? Mon mari ? Mon partenaire ? Mon petit ami ?- Tu peux m’appeler Maître."


C’était pour l’été dernier, je me suis montée une petite liste de lecture, essentiellement de la fantasy et du romantique. Finalement, je n’en ai aimé que très peu. Comme quoi, parfois les résumés ne reflètent pas le roman.

Nalini Singh est néo-zélandaise, elle a cependant vécu trois ans au japon. Dans sa vie, elle a embrassé plusieurs carrières, comme avocat, bibliothécaire, intérimaire dans une banque, professeur d’anglais. Elle a à son actif trois séries dont Chasseuse de vampires. Son genre reste avant tout la fantasy et la romance.

Elena chasseuse de vampires se fait engagée par le dangereux archange Raphaël. Une nouvelle traque s’annonce, sa cible cette fois n’est pas un vampire mais un archange qui a mal tourné. Entre désirs et horreurs, elle devra survivre, car quand les archanges jouent, les humains trinquent.

Ce n’est pas tout à fait de la bit-lit mais ça y ressemble. Ici, l’intrigue est plus travaillée, tout comme la relation entre les personnages, le désir charnel ne passe pas en premier plan. C’est peut être la raison pour laquelle j’ai adhéré. Ce qui m’a le plus plu, c’est les joutes entre Elena et Raphaël. Les personnages secondaires sont bien travaillés eux aussi. Ce qui rend le tout agréable à la lecture. Au fur et à mesure, le scénario garde de l’intérêt car on a de nouveaux éléments et de nouveaux secrets, tout n’est pas dévoilé. Une belle lecture romantique dans un monde de pure fantasy, parfait pour l’été.


Chasseuse de vampires, Nalini Singh, J’ai lu, 2011, 478 pages


La châsse aux vampires
Baby challenge 2015 bit-lit

Numéro Quatre

"Le prix d’un souvenir, c’est la mémoire du chagrin qu’il fait revivre."


Les challenges littéraires permettent plein de belles lectures, des découvertes, des échanges. Ce fut le cas en 2013 lorsque je participais au challenge de science-fiction. Je n’ai pas eu le temps de tous les lire mais ce n’est pas pour autant que j’ai abandonné cette liste. Numéro quatre en faisait partit.

Ils sont neuf à avoir pu être sauvé en s’exilant sur la Terre. Ils doivent s’entrainer avant de se réunir pour les combattre. Oui, mais ils ont été plus rapides et la chasse a commencé. Après numéro 1, 2 et 3, il est le prochain. A lui de fuir pour survivre. C’est la vie de John adolescent de 15 ans et de son mentor Henri.

Pittacus Lore est auteur américain connu pour ses « mémoires ». Son vrai nom est James Christopher Frey. Il écrit surtout de la science-fiction à destination de jeunes. Numéro 4 fait partit de la série Lorien Legacies comportant sept volumes.

L’action se passe sur la Terre bien que l’on ait conscience de l’existence d’autres planètes. Ce n’est pas une science-fiction très poussée aux premiers abords mais peut être évolue t’elle par la suite. Le personnage respecte le caractère d’un adolescent qui en a marre d’être balloté de ville en ville. Il aime sa vie terrestre et voudrait être normal.
Comme souvent dans les livres avec mentor, je ne sais pas pourquoi mais ce dernier finit par mourir, souvent en protégeant son élève. L’histoire est intéressante sans être ahurissante. Le tome 1 finit par une rencontre avec deux numéros qui partent ensemble. Ça sent l’amour à venir ou quelque chose dans le genre. Ils nous incitent clairement à acheter la suite ainsi. Je reconnais bien là les américains. Je sais qu’il existe un film que je n’ai pas encore vu. Ce roman est sympa sans être un incontournable, du moins pour ma part.


Numéro quatre, Pittacus Lore, Baam, 2010, 446 pages

ABC Challenge 2015
Baby challenge 2015 science-fiction
Challenge 7 familles: famille Grantécran, le petit-fils

dimanche 3 mai 2015

Good Bye Berlin

"La violence, c’est pas la solution. Solution mon cul. Quand on s’en prend une en pleine gueule, on sait que c’est définitivement une solution."


Maïk et Talik sont deux adolescents de 14 ans. C’est parce qu’ils sont les seuls à ne pas avoir été invité à l’anniversaire de Tatiana qu’ils décident de quitter Berlin pour aller vers la Valachie. Qu’importe la direction, ils improviseront. Talik l’immigré russe prend le volant, Maïk fils de bonne famille à ses cotés, les voilà embarqués dans des situations improbables, ponctuées de rencontres étonnantes.

La couverture est importante, c’est ce qui peut attirer votre regard. La première impression que vous avez du livre, elle peut décider à votre place si vous allez le lire ou pas. Bon, ce n’est pas toujours le cas. Là ça l’a été, comment passer à coté d’une couverture aussi flashy ? Un joli bleu indigo pimenté de rose fuschia, mon regard était captivé.

La mise en bouche était géniale, trépidante. Puis on retombe dans le scénario de l’explication, comment les héros en sont-ils arrivés là ? Un peu ennuyeux. Deux ados banals ou presque, quelques soucis, mais c’est le lot de tout mortel. Tout devient nettement plus intéressant lorsque leur voyage commence. Après tout, c’est ce qui est vendu dans le résumé, donc on veut du road trip. Sauf que celui-ci ne commence qu’à la page 135. D’où un début avec exposition de la situation un peu long. La suite, un régal. Le voyage est vrai, les situations dans lesquelles ils se mettent cocasses. Bref, un délice. L’écriture quant à elle s’adapte au style du roman et à ses héros. Racontée du point de vue interne de Maïk, on sent parfaitement les expressions d’un ado de 14 ans. On le voit nous parler, l’illusion est parfaite. Alors pendant les ponts, embarquez pour un voyage 100% allemand. Je me suis bien amusée en le lisant.

Wolfgang Herrndorf est un auteur allemand. Après avoir fait les Beaux arts, il est devenu peintre illustrateur et auteur. Ses livres ont été salués par les critiques. Good bye Berlin est son cinquième livre. Il est atteint d’une maladie mortelle et se suicide en août 2013.

Good bye Berlin, Wolfang Herrndorf, éditions Thierry Magnier, 2012, 329 pages


Challenge 7 familles: Famille Colorlemonde, le petit-fils (indigo)

Yoko Tsuno

"L’océan se noie dans une goutte de tendresse."

Je ne sais plus trop comment j’ai découvert cette bd, autant dire que c’est l’une des seules séries de bande dessinés que j’ai dans ma bibliothèque. Elle partage l’étagère avec Papyrus. J’ai commencé lorsque j’étais petite, et depuis, je continue à les acheter lorsqu’ils sortent.

Yoko ingénieur en électronique, accompagnée de ses deux amis Vic et Pol vont vivres diverses aventures. Du centre de la Terre jusqu’à de lointaines galaxies, elle rencontrera des amis tous plus particuliers les uns que les autres.

La bande dessinée a été crée en 1970 par l’auteur Belge Roger Leloup. Yoko Tsuno est l’une des premières héroïnes de la bande dessinée. C’est Roger Leloup qui réalise entièrement ses bd, hormis pour la mise en couleur où il s’associe aux Studios Léonardo.

C’est frais, l’héroïne a le peps. Elle est intelligente, sait faire plein de choses et rivalise avec les plus grands héros de bd existant jusque là. Depuis quelques temps, je trouve toutefois que les scénarios s’essoufflent. Les dessins quant à lui est sympa. Pour l’époque, le détail était soigné même si l’on remarque quelques petites erreurs sans gravité toutefois. Ça reste pour moi une belle lecture surtout que les bd ne sont pas mes lectures favorites, je préfère largement leur cousin : les mangas.

Yoko Tsuno, Roger Leloup, Dupuis, 1972, 47 pages

Challenge 7 familles: famille Noroman, la fille

La confrérie de la dague noire

"Bienvenue dans le merveilleux monde de la jalousie. Pour le prix d’admission, vous obtenez un mal de tête, une envie presque irrésistible à commettre un meurtre, et un complexe d’infériorité. Hourra !"

J.R Ward est une auteur américaine, spécialiste de bit-lit, elle a publié trois séries sous ce pseudonyme. Elle a une autre série sous le nom de Jessica Bird. Jessica a également publié quatre romans indépendants. L’auteur a reçu le Rita Award. Avant d’écrire, elle a eu un diplôme de droit avant d’être chef de service d’un des plus grand centre médical du pays.

J’ai prit ce livre un peu au hasard parce que j’avais vu ce titre dans une liste de bit-lit, à l’époque c’était exactement ce que je recherchais. Bon, après plusieurs relectures, je me rends compte que ce n’était pas forcément un bon choix.

Les vampires luttent contre les éradiqueurs à l’insu des humains. Ces guerriers forment la Confrérie de la dague noire. Quand l’un d’eux meurt, c’est au chef que revient la lourde tâche de veiller sur sa fille, une sang-mêlé. Il devra l’initier à leur monde dans lequel elle évoluera désormais.

C’est très classique du bit-lit américain alors pas de grande surprise. Une histoire de désir entre les deux personnages, une lutte avant de céder (assez rapidement) à la tentation. Alors oui, c’est une lecture sympathique mais on en reste là. Pas de belles valeurs, ni de grands discours, juste la passion charnelle et une guerre. Dans un certain sens, il ressemble, sur la construction, à la série Minuit. Je vous conseille donc d’aller le lire à la bibliothèque si vous êtes intéressé ou de l’emprunter à quelqu’un. Bon, je me suis arrêtée au tome 1 parce que ce schéma répétitif commence à me lasser.


La confrérie de la dague noire, J.R. Ward, Milady, 2010, 576 pages

La châsse aux vampires
ABC Challenge 2015
Baby Challenge 2015 bit-lit

samedi 2 mai 2015

La cité des ténèbres

"- Qu'est ce que c'est que ça? demanda Alec en dévisageant tour à tour Clary et ses compagnons.

- C'est une fille, répondit Jace, une fois revenu de sa surprise. Tu as forcément déjà vu une fille avant, Alec. Ta soeur Isabelle en est une."


Clarissa Fray, adolescente de quinze ans, tout ce qu’il y a de plus normal se retrouve rapidement propulsée dans le monde des chasseurs et créatures des ombres, lorsqu’elle assiste à l’assassinat d’un homme. Meurtre que personne à part elle ne semble remarquer. Lorsque sa mère disparait, tout se complique. Heureusement, elle peut compter sur Jace et les autres chasseurs d’ombres pour évoluer dans ce monde nouveau et tenter de sauver sa mère qui se révèle être une ancienne chasseuse.

Cassandra Clare est une auteur américaine, elle est la créatrice de monde de The mortal instrument. Elle a écrit deux séries sur cet univers qui évoluent à deux époques différentes. Le premier roman de La cité des ténèbres (La coupe mortelle) a été adapté au cinéma et une série TV est prévue.

Je suis d’abord tombée sur le film, qui m’a divertit sans pour autant m’enchanter. En revanche, je suis tombée amoureuse du couple Alec/Magnus, surtout de l’acteur qui joue Magnus. Ce couple étant secondaire, je me suis dit peut-être est-il mieux exploité dans le livre, c’est ce qui m’a poussé à le lire, ce doit être mon coté yaoïste.

Bon, on retrouve tous les classiques de fantastiques : vampires, sorciers, démons, loup-garou, rien de transcendant. L’héroïne reste banale et l’histoire d’amour entre elle et Jace encore plus. Par contre le personnage d’Alec est intéressant, d’abord pour ses sentiments envers Jace qui le poussent à détester Clarissa et son coté garçon mal-aimé est bien joué. A mon goût, il reste trop en retrait. Au fil des tomes, j’ai pu goûter au développement du scénario, ou comment être déçue. Les seules évolutions qu’on voit sont celles par rapport aux secrets des liens de sang. Machin est le fils d’intel, ah mais non, c’est celui de truc qui enfaite est le frère de chose qui est la sœur de bidule. On s’y perd, c’est sans intérêt. Déçue. Autre point, quand on fait un film, on peut prendre des libertés mais pas autant. La plus choquante, à la fin, Clarissa retrouve son père qui la balance contre un mur (j’adore les retrouvailles dans cette famille) ça c’est dans le livre. Au contraire dans le film, il la prend dans ses bras. Un peu contradictoire non ? Je pense que ce roman convient aux adolescentes fleur bleue ou qui aime la romance un peu facile. Je continue à le lire pour le couple Alec/Magnus, c’est quand même un rare livre populaire mettant en scène une relation homosexuelle.



La cité des ténèbres, Cassandra Clare, Pocket jeunesse, 2013, 576 pages


ABC Challenge 2015
La châsse aux vampires
Baby challenge fantastique
Challenge 7 familles: famille Grantécran, la petite-fille