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mardi 12 mai 2015

Une forme de vie

"De toutes les drogues, la bouffe est la plus nocive et la plus additive."


Me revoilà avec un roman d’Amélie Nothomb. Ici, il s’agit de son dix-neuvième roman publié.

Une correspondance. Une rencontre épistolaire entre Marvin Mapples soldat de seconde classe souffrant d’obésité et Amélie Nothomb.

Amélie Nothomb est une auteur que j’apprécie, que j’ai connu avec Métaphysique des tubes et Stupeur et tremblements. Alors parfois, je retourne vers ses romans car je sais que se sont des valeurs sures.

Ici, le roman se présente sous forme d’échange de lettres entre Amélie et le soldat, ponctué quelques fois par les réactions d’Amélie. On y retrouve le piquant de cet auteur mais on l’a découvre également plus vraie que jamais. On la voit tel quel et non pas à travers ses personnages. On trouve aussi l’histoire de Malvin et celle de son obésité. Tout trouble alimentaire est fascinant, touchant. On ne reste pas insensibles à ses lettres. La fin comme toujours chez Amélie est surprenante. Son originalité fait encore des merveilles. Le personnage de Melvin est produit de l’imagination de l’auteur mais pour un peu on s’y croirait. Tous les éléments de l’écriture d’Amélie sont réunis ici. Après ses deux romans autobiographiques, on la retrouve encore personnage d’une de ses histoires. J’avoue avoir une préférence où elle se met en scène. Son comportement, son caractère sont source de surprise.


Une forme de vie, Amélie Nothomb, Livre de poche, 2012, 123 pages


Challenge ABC 2015

mercredi 29 avril 2015

Cosmétique de l'ennemi

"Le risque c’est la vie même. On ne peut risquer que sa vie. Et si on ne la risque pas, on ne vit pas."


On ne la présente plus. Ce monstre de la littérature est belge, elle a marqué l’histoire par es écrits. Critiquée pour des œuvres que l’on définit de « semblables », sa folie se reflète dans ses romans parsemés de génie. Amélie Nothomb publie un roman par an, Cosmétique de l’ennemi est son dixième roman. Avec cet auteur, ça passe ou ça casse, on accroche ou pas. A vous de tester.

J’ai entendu parler de ce roman au club lecture alors qu’une amie le présentait, je me suis dit il faut que je le lise. Je connaissais déjà l’auteur et j’avais adoré. Donc ça m’a conforté dans ma décision, je l’ai ajouté à ma pile à lire, c’est désormais chose faite.

On a tous un ennemi intérieur, celui que l’on refoule et qui se permet de faire ce dont nous fantasmions. C’est ce que va découvrir Jérome Angust dans le hall de l’aéroport alors que son avion est retardé. Après avoir lu ce roman, plus jamais vous n’aborderez les salles d’attente de la même manière.

Fans de narration abandonner l’idée de le lire. Ici tout ou presque est dialogue. C’est très vivant, on pourrait presque l’adapter en pièce de théatre. Que dire d’autre ? C’est du Amélie Nothomb donc on retrouve son style d’écriture caractéristique à double tranchant. L’histoire quand à elle est excellente. L’ennemi intérieur, ça nous concerne tous, chacun en a un. La façon de l’aborder est géniale, sans parler de la fin. En étant attentif, elle reste prévisible mais on se laisse tout de même surprendre par la façon dont elle est amenée. Cosmétique de l’ennemi est vraiment un livre fou, je vous le conseille vivement si vous aimez l’originalité.



Cosmétique de l’ennemi, Amélie Nothomb, Albin Michel, 2001, 122 pages